Questions fréquentes

Qui, Quoi, où, comment ?

Que produira l’usine, à partir de quoi et comment ?

CHO TIPER produit de l’électricité à partir de bois, de déchets de bois et d’autres déchets non dangereux.
Le procédé est expliqué plus en détail sur ce site web. Il s’appuie sur le principe bien connu de la gazéification qui a été utilisé pendant plus d’un siècle pour produire du gaz à partir de charbon.

Pourquoi implanter une usine à Thouars ?

CHO TIPER s’inscrit dans l‘initiative TIPER, initiative encourageant la production d’électricité d’origine renouvelable. Cela permet la revitalisation des anciens terrains de l’armée de terre.

Comment les populations locales seront-elles tenues informées des résultats des contrôles ?

Si le Préfet en décide ainsi, une commission se réunira chaque année pour exposer le rapport annuel d’exploitation. Cette commission de suivi des sites est constituée entre autres de représentants de la population.

Qui construira l’usine ? Qui l’exploitera ?

L’usine sera construite par CHO POWER qui a construit une première usine similaire à Morcenx (Landes). L’exploitation sera confiée à CHOPEX, filiale de CHO POWER, exploitant de l’usine de Morcenx.
CHO POWER, filiale du groupe Europlasma, est une entreprise sérieuse et responsable.

À quoi servira la serre à côté de l’usine ?

CHO TIPER sera conçue de manière à valoriser toute la chaleur produite par le procédé, même la chaleur résiduelle, habituellement perdue. Cette chaleur résiduelle alimentera un séchoir à bois qui ressemblera à une serre.
Ce séchoir accueillera des plaquettes forestières, du bois bûche, et autres produits à sécher pour le marché local.

 

Quelques chiffres

L’installation génèrera-t-elle plus de trafic routier ?

L’activité de l’usine entraînera la rotation de 15 camions en moyenne par jour, soit moins de 5% du trafic routier actuellement constaté sur la D65.

Est-ce que la production d’électricité est considérée « verte » ?

Oui. CHO TIPER produit de l’électricité en grande quantité, 10,5MWe, toute l’année, couvrant les besoins de 45 000 habitants. L’électricité sera revendue à EDF, sous la rubrique d’énergie renouvelable biomasse, car la proportion de biomasse (papiers, bois, cartons, tissus…) dans le combustible est a minima de 85%.

Combien coûtera l’usine et qui en profitera ?

CHO TIPER représentera 60 millions d’euros d’investissement au total, dont 90% bénéficieront aux entreprises nationales, régionales et locales.
Les collectivités concernées tireront profit des retombées fiscales. Les emplois directs et indirects créés généreront de l’activité, des services et du développement.

Est-ce que l’usine créera des emplois sur Thouars ?

Oui. L’exploitation de CHO TIPER créera 30 emplois directs et 35 emplois indirects, sans compter les emplois induits pendant la construction.
Ces emplois ne seront pas délocalisables. Le recrutement des futurs exploitants commencera pendant la phase de construction et les personnes recrutées seront formées dans l’usine similaire de Morcenx (Landes).

 

Environnement et nuisances

L’usine génèrera-t-elle de mauvaises odeurs ?

Les déchets valorisés à CHO TIPER sont des déchets de l’activité économique, tels qu’on peut en voir dans les bennes derrière les centres commerciaux ou les grandes surfaces de meubles. Ils sont secs, sans odeur, et seront déchargés dans un bâtiment fermé.
CHO TIPER en elle-même ne génère pas de mauvaises odeurs.
CHO TIPER n’utilisera pas d’ordures ménagères (sacs poubelle).

L’installation fera-t-elle du bruit ?

L’installation sera composée de deux unités :

Les machines bruyantes (moteurs, turbine) seront installées dans des bâtiments fermés et insonorisés. La partie du procédé située en extérieur ne génèrera pas de nuisances sonores.
Une mesure de bruit en limite de propriété est prévue après la mise en service et tout au long de l’exploitation afin de vérifier la conformité à la réglementation sur le bruit.

Est-ce qu’il y aura de la poussière ?

Le broyage des déchets et du bois génèreront de la poussière. Cette opération sera réalisée dans un bâtiment fermé où la poussière sera captée. Il n’y aura aucune nuisance pour les riverains.

Est-ce que l’usine polluera l’air ?

Non. Les méthodes traditionnelles d’élimination des déchets par combustion présentent un risque de pollution de l’air en brûlant des matières en mélange, de façon peu contrôlée. CHO Tiper utilise une technologie très différente : la gazéification.
Les déchets et le bois sont transformés en gaz qui est filtré par un puissant filtre à manches avant d’être injecté dans les moteurs.
On retrouve à la cheminée le résultat de la combustion de ce gaz propre, sans dioxines ni furanes.
L’impact de l’usine sur la qualité de l’air sera ainsi négligeable, et fera l’objet de surveillance par l’exploitant et les autorités.

Est-ce que l’usine polluera l’eau ?

Non. Le réseau de collecte des eaux de l’usine sera séparatif. Il y aura un réseau différent pour les eaux du procédé, les eaux pluviales et les eaux sanitaires.
Les eaux du procédé seront collectées dans un bassin et traitées sur site. Après traitement, les eaux seront analysées en continu, et les eaux propres ne seront rejetées dans le milieu naturel uniquement si les analyses sont conformes à la réglementation.
Elles feront l’objet de contrôles continus garantissant la bonne qualité de l’eau rejeté (apparenté à la qualité de l’eau pluviale). L’usine respecte la règlementation du 2 Février 1998 sur les rejets des installations classées pour la protection de l’environnement.

Quels seront les résidus ?

La partie du combustible qui ne se sera pas transformée en gaz constitue les cendres, pour environ 10% de la quantité entrante. À terme, ces cendres pourront être utilisées en sous-couche routière.
Les parties solides captées par le filtre à manches pour environ 2% de la quantité entrante seront envoyées en centre d’enfouissement. Nous étudions actuellement une solution de valorisation comme combustible alternatif.

Quels seront les moyens de contrôle pour vérifier la qualité de l’eau, de l’air et du sol ?

CHO TIPER sera tenue de mesurer ses émissions en continu, à la cheminée et à la sortie des eaux traitées. Ces mesures seront transmises à la DREAL.
La DREAL est le représentant de l’Etat qui assure le contrôle des installations classées pour la protection de l’environnement ; elle a pour rôle la police environnementale des usines. A tout moment, elle pourra venir inspecter les installations et en vérifier la conformité.
Enfin, les capteurs d’analyses seront contrôlés régulièrement par des bureaux de contrôle indépendants.

Est-ce qu’il peut y avoir un départ de feu à l’usine ?

Dans une activité industrielle le risque incendie n’est jamais nul. Le service incendie a revu et approuvé les dispositifs anti-incendie : accès rapide pour les pompiers, réserves d’eau et réseaux d’extincteurs automatisés.
Par ailleurs, les bâtiments seront suffisamment écartés les uns des autres pour éviter l’effet domino à l’intérieur du site et vers l’extérieur du site.

L’installation peut-elle exploser ? L’usine est-elle classée Seveso ?

Non. Il ne peut pas se produire de surpression entraînant une explosion. Le gaz produit n’est pas stocké mais injecté en continu dans des moteurs.
L’activité du site ne le classe pas en site Seveso.

L’usine défigurera-t-elle le paysage ?

Il n’est jamais aisé d’intégrer de grands bâtiments et des équipements industriels dans une zone de paysages campagnards.
Les usines CHO Power sont systématiquement conçues en collaboration avec des architectes réputés.
Nous tenons à apporter un grand soin à l’intégration de l’usine dans son environnement, nous espérons que vous apprécierez le résultat.

Le bosquet présent sur le site sera conservé, et d’autres arbres seront plantés en bordure du site.

Voir les simulations d’implantation de la centrale dans le paysage depuis différents points de vue.

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